Videos de chutes
Les chutes de météorites constituent toujours un phénomène lumineux et sonore extraordinaire pour les témoins qui y assistent : elles passent quelquefois opportunément dans le champ des caméras de vidéosurveillance ou de l’appareil d’un témoin chanceux qui a le temps de réagir. Voici un festival des plus belles chutes dans le monde :
Le paradoxe fascinant des météorites : A la fois source de vie possible et facteur des grandes extinctions
De ce fait, elles ont acquis un caractère « sacré » dans l’histoire des religions: Le Vatican en possède une des collections les plus importante au monde, et la célèbre pierre noire de la Kaaba à La Mecque pourrait bien être une roche céleste, mais l’interdiction de l’analyser en préserve le mystère. Pourtant la légende prétend qu’elle aurait été apportée sur Terre à Abraham par l’archange Gabriel.
Reportage sur la chute de Tagish Lake: carbonée primitive, en janvier 2000 au canada
Les météorites carbonées d’origine cométaire pourraient bien être à l’origine de la vie sur Terre : cette théorie appelée Panspermie est étayée par deux chutes célèbres :
- La météorite de Murchison, tombée en Australie le 28 septembre 1969, est une chondrite carbonée CM dont l’analyse a révélé plus de 70 acides aminés différents. Ces éléments primitifs issus du nuage stellaire à l’origine du système solaire, composent les protéines constitutives de l’ADN cellulaire à la base de la vie. Lors de leur chute dans les océans, ces éléments auraient pu trouver l’environnement favorable à leur organisation en éléments plus complexes (molécules) grâce à la lumière solaire, à l’eau, aux gaz et aux minéraux issus des sources hydrothermales dans les grandes profondeurs proches des rifts océaniques.
- La météorite d’Allende tombée le 8 février 1969 au Mexique, recèle aussi une autre structure complexe: les fullerènes de carbone. Une molécule composée d’un assemblage géométrique d’atomes en forme de sphère ressemblant à un ballon de football. Ces éléments seraient également issus du milieu interstellaire composé de gaz raréfié qui, dans la galaxie, gravite autour des étoiles dans leur environnement proche.
Le cas ALH84001 : Cette météorite martienne découverte en Antarctique le 27 décembre 1984 est devenue célèbre avec son analyse très médiatisée par la NASA, montrant des structures tubulaires d’apparence biologique qui évoqueraient des bactéries fossilisées. Ces structures minéralisées sont de dimension identique à celles de bactéries terrestres. La nature « endogène » des traces biologiques observés dans cette météorite demeure cependant très controversée, et les analyses ultérieures soulignent la probabilité élevée d’une contamination par des matériaux biologiques terrestres, et même l’influence directe du milieu environnant la météorite sur Terre: les glaces de l’Antarctique.
Les Astéroïdes, vecteurs des grandes extinctions
Par deux fois au moins dans l’histoire de la planète, la chute de gigantesques astéroïdes de plusieurs kilomètres de diamètre a provoqué un cataclysme à l’origine d’extinction de masse marquant même le changement d’ère géologique terrestre.
Il y a 250M d’années entre le Permien et le Trias, puis à la fin du crétacé il y a 65M d’années actant la fin des dinosaures, ces géants cosmiques ont ravagés la planète provoquant un choc suffisant pour que l’onde traverse le globe et soit à l’origine de séismes, tsunamis et période glaciaire fatales aux formes de vies qui n’ont pas su s’adapter. L’érosion et la tectonique des plaques ont aujourd’hui effacé les cicatrices de ces impacts, mais le cratère de Chicxulub constitue désormais la dernière trace de ces bouleversements.
Le cratère de 180 km de diamètre a été repéré en 1990 sous les couches sédimentaires dans la péninsule du Yucatan au Mexique par une expédition océanique.
Plus récemment, le 30 juin 1908 au matin, une boule de feu explose au dessus d’une région inhabitée de la Sibérie Centrale: La Toungouska. La déflagration, dont l’onde de choc est estimé à 1000 fois la puissance d’Hiroshima, est entendue dans un rayon de 1000 km. Cette région boisée a été totalement dévastée. Le souffle de l’explosion a abattu et brulé une surface de 2200 km2. Les poussières projetées dans l’atmosphère ont rendue les nuits lumineuses dans toute l’Europe pendant plusieurs jours. Le responsable de cette catastrophe est probablement un fragment de comète ou d’astéroïde rocheux.
